L'actualité de cette semaine : GaragePay présenté par Michel Godart et la fin des discussions entre Yahoo et Microsoft présenté par Matthieu Pesesse et en présence de Kevin
Binnemans.
Nouveau : une transcription proposée par LingQ.com texte est disponible dans la suite de l'article.
Présentatrice : Depuis l’Hôtel Le Plaza, notre partenaire cinq étoiles, luxueux et tendance, au cœur de la capitale européenne, voici le Podcast High Tech.
M. : Bonjour et bienvenue pour ce nouveau Podcast High Tech avec aujourd’hui, au sommaire, GaragePay présenté par Michel Godart…
M.G. : Bonjour, bonjour.
M. : … Kevin Binnemans qui est là également, qui nous fait le plaisir d’être là…
K. : Bonjour.
M. : … et Matthieu Pesesse, pour vous servir, avec la présentation de fin de discussion entre Microsoft et Yahoo! Et on commence tout de suite avec GaragePay.
M.G. : Bien, un sujet très court mais sympa pour ceux qui utilisent PayPal pour leurs paiements. Ce qui est parfois embêtant, c’est de ne pas retrouver la trace de ses paiements. Bon, on a son compte sur le Web, etc. Mais, ce qui serait intéressant, c’est de pouvoir exporter ses informations, les gérer. Alors, une application qui est payante, qui s’appelle GaragePay 1.0.
M. : Alors, Pay, donc P-A-Y. Hein?
M.G. : Voilà. Moi, je ne l’ai pas essayée mais – parce que je n’utilise pas, en fait, PayPal personnellement – mais j’ai des amis qui l’utilisent à qui je l’ai conseillée. Ils l’ont essayée et ils sont très contents, ils m’ont donné un feedback très positif. Bon, s’installe sous Mac, très facilement, interface conviviale, très intuitive. La particularité de cette application, c’est qu’elle va regrouper tes transactions, te permettre de les exporter en fichier ‘.csv’, de les exporter dans un fichier Excel, mais, en tous cas, te garde un historique et une « traçabilité » de tous tes paiements et, donc, c’est très, très pratique. Il y avait, je pense, aussi, Kevin, la même chose pour eBay?
K. : Voilà. Pour eBay. Une application très bien faite qui s’appelle GarageSale qui permet de gérer sur eBay, faire des petites publications bien sympathiques et de gérer toutes ses transactions sur…
M.G. : C’est un peu le même concept, en fait. Oui, Mathieu. Tu avais une question?
M. : Bien, pas une question. Mais, justement, ça fait ‘Tilt’. C’est principalement ceux qui ont un compte eBay qui font, justement, énormément de transactions via PayPal.
K. : Avec PayPal. Effectivement…
M.G. : Oui, voilà.
K. : … vu que eBay et PayPal, enfin, c’est la…
M.G. : Les deux pourraient se regrouper, en fait, …
K. : Voilà.
M.G. : … parce que l’une permet de faire le suivi et l’autre permet de faire le suivi de tes paiements.
K. : Mais eBay a racheté PayPal donc, en même temps, c’est la même chose. Ça fonctionne très bien. Voilà.
M. : C’est ça. Les deux vont de pair. Hein? Donc ça permet, entre guillemets, de faire son bilan, de pouvoir avoir une vue d’ensemble sur ce qui est rentré et ce qui est sorti.
M.G. : Ça va plus loin. Hein? Tu peux faire tes propres statistiques en Excel …
K. : Exactement.
M.G. : … puisque tu peux exporter maintenant le contenu de tes transactions en Excel ou en format CSV. Donc tu as vraiment le contenu de tes transactions, tu en fais ce que tu veux. Il t’appartient, il n’est plus dépendant à une plateforme Web, quoi.
K. : En fait, c’est vraiment d’un côté le magasin et de l’autre côté tout ce qui est le management, quoi, de ses ventes.
M. : Voilà, donc, en gros…
M.G. : Mais, ça, côté GaragePay. Hein? Ça c’est…
M. : Donc, on s’occupe de la vente et puis, alors, le fichier qui a été exporté en fichier Excel, on l’envoie chez notre comptable pour faire la déclaration de TVA.
M.G. : Par exemple.
M. : Par exemple.
M.G. : Mais, je veux dire, l’application était sympa parce que c’est vrai que tu as pas mal de tous types de paiements sur le Web et puis tu n’as pas forcément une facilité, une convivialité pour retrouver tes transactions et avoir une vue bien claire de tes dépenses. Tu dois attendre ton extrait de carte de crédit ou autre. Ce n’est pas très sympa, donc, voilà. J’ai trouvé que c’était pratique et bien utile à signaler.
M. : Alors, quand tu parles de, justement, service payant : je dois m’imaginer quoi?
M.G. : Non, tu achètes l’application. C’est vingt-cinq Euros, je pense. Tu l’installe puis c’est bon.
M. : Ok. Donc, vingt-cinq Euros.
M.G. : Oui.
M. : Tu m’avais dit qu’elle fonctionnait sous Mac. Est-ce qu’un utilisateur PC… parce que, bon, il y a toujours énormément d’utilisateurs PC sur le marché.
M.G. : Honnêtement, je n’ai pas fait de recherches sur l’environnement PC mais le même outil existe sous PC. Mais je ne connais pas son nom.
M. : D’accord. Donc, on aura… on pourra combler…
M.G. : Il y a son équivalent… je ne sais même pas si celui-ci n’est pas compatible PC. Je n’ai pas été vérifier cet aspect des choses vu que je n’utilise qu’un Mac. Mais c’est vrai que j’aurais pu m’y attarder. Je n’y ai pas pensé. Donc une prochaine…
M. : Il y a un site Web?
M.G. : Non. Moi, je l’ai pris avec le moteur de recherche via Google.
M. : Bon, oui c’est vrai que Google est toujours très pertinent.
M.G. : Je l’ai lu dans un flux RSS, je suis allé voir le truc et je l’ai recommandé à un ami. Il l’a essayé et il me dit : « Oui. C’est super. Ça marche nickel. »
M. : Eh bien…
M.G. : Mais je ne suis pas allé voir le site. Je n’ai pas fait plus de recherche par rapport à ça.
M. : Impeccable. Alors, moi, je propose de, justement, parler de la fin des discussions entre Microsoft et Yahoo!
M.G. : Encore histoire d’argent?
M. : Histoire d’argent, oui, en effet. Alors, bien, c’est dommage que Loic n’est pas là. Hein? Loic Bar qui est notre spécialiste Microsoft.
M.G. : Pourquoi? Il va être déçu?
M. : Il va être déçu. C’est-à-dire qu’on avait fait un petit pari. Hein? Puisque selon…
M.G. : Il te devait une cannette de Coca.
M. : Voilà.
M.G. : Loic, si tu nous entends, prépare les cannettes de Coca. Elles sont dans le coffre de ta voiture, je le sais. Même si il n’est plus bon, ça ne fait rien, va! Tu le boiras quand même.
K. : Et le moustique qui va avec.
M. : Voilà. Moi, ça sera du Coca Zéro. Hein? Si possible.
K. : La pub.
M. : Alors, tu peux… Oui, donc, c’est vrai parce que… on avait parié avec… Loic, en tous cas, avait pari que Microsoft aurait racheté Yahoo! Mais, bien, il n’est est rien puisque les discussions ont pris fin et les négociations avec Microsoft, le géant, n’ont pas… se sont tout simplement arrêtées. Alors, il faut dire que l’offre d’achat de quarante-quatre virgule six milliards de Microsoft pour acheter Yahoo! était fort intéressante. Mais Yahoo! pensait, en fait, valoir bien plus que ça. Ils estimaient que ce n’était pas suffisant.
M.G. : Est-ce que ce n’est pas maintenant la décontenance la plus complète vu qu’ils se retrouvent finalement sans acheteur potentiel? Comment ils réagissent?
M. : Eh bien, je crois que Yahoo!...
M.G. : parce que j’ai vu des changements de plateforme, des changements d’interface qui sont en cours…
M. : Je crois…
M.G. : … alors est-ce que c’est positif ou plutôt négatif, ces changements?
M. : Je crois que c’est surtout stratégique. On va revenir plus tard, justement. Il y a eu un richissime homme d’affaires qui s’appelle Carl Icahn qui a même fait des menaces et un peu de chantage en disant que, bon, il allait tout faire pour faire en sorte que la direction de Yahoo! cède au chantage de Microsoft puisqu’ils ont été assez agressifs. Hein? Parce qu’ils ont dit : « Si vous n’acceptez pas notre première offre de quarante-quatre virgule six milliards, on fera un offre qui sera encore moins chère. » Ce qui fait qu’ils mettaient un peu la société sous pression. Alors, évidemment, Yahoo!, dans leur stratégie, ça ne correspondait pas exactement à ce qu’ils voulaient faire et, bien, tout simplement, dans la lancée, a préféré signer des accords commerciaux avec son plus gros concurrent, Google.
M.G. : Génial.
M. : Qu’on connaît tous très bien.
M.G. : Et qu’on apprécie.
M. : Alors, qu’est-ce qu’il permet, justement, cet accord? Il permet aux deux sociétés d’afficher des annonces ciblées, donc des annonces publicitaires, sur leurs plateformes respectives. Donc, on va retrouver, donc, des publicités de clients Yahoo! sur les pages sponsorisées de Google, et inversement.
M.G. : D’où les changements des plateformes et des interfaces Yahoo! Qui commencent à exister et à naître.
M. : Voilà. Donc, ils ont… vraiment, ils se sont alliés avec le meilleur, en fait, puisque Google, effectivement, est numéro un dans le domaine.
M.G. : Oui.
M. : Ça, on le rappelle. Mondialement, je crois qu’ils font nonante… un peu plus que nonante pourcent, ou quatre-vingt-dix pourcent, de leur chiffre revient de la publicité chez Google. Hein? Donc c’est énorme. Et, dans quel but est-ce qu’ils ont fait ça? Bien, tout simplement pour contrer le possible rachat par Microsoft. Alors, qu’est-ce qui se passe avec les dirigeants? Il semblerait que, bon, il y a déjà sept hauts dirigeants qui ont quitté le navire…
M.G. : Suite aux négociations.
M. : Oui, c’est ça. Puisque, en fait, tous ne sont pas d’accord. Ce qui pourrait être compréhensible. Et, donc, ce serait peut-être justement une aubaine pour Yahoo! de restructurer la société et de revoir un peu, hein, quelles sont les stratégies à avoir à l’avenir.
M.G. : De rebondir, en fait.
M. : Pour en revenir, justement, avec l’accord avec Yahoo!, ils ont déjà signé un préaccord de trois ans qui sera renouvelable pour dix ans si ça aboutit. En tous cas, si les résultats s’avèrent positifs.
M.G. : Donc c’est engagé, quoi.
M. : Oui. Ils se sont engagés. Donc, ils se sont dit : « Bien voilà, on s’engage. On est partis, main dans la main. » Donc c’est quelque chose de sérieux. Et c’est peut-être aussi vraiment pour dire à Microsoft : « Bon, bien, lâchez-nous les baskets. On vaut plus que ce que vous nous proposez. » Même si, effectivement, ce sont des sommes faramineuses. Alors, bien, voilà. Donc, dans la lancée, Yahoo! permet aux internautes, d’ailleurs, de créer leur fameuse adresse YMail – alors je ne sais pas comment on va pouvoir le prononcer – ou YMail donc, c’est-à-dire Y-M-A-I-L, probablement inspiré de son nouveau partenaire Google qui déjà conquis de nombreux adeptes de la boite GMail. Hein? Donc le GMail de… le J… on prononce J mail mais en fait, c’est G
M.G. : Donc ce sera Y-M-A-I-L.
M. : Voilà, c’est ça. Mais, bon, comment on va le dire? Y mail?
M.G. : Oui, parce que tu avais le iMac, tu avais le GMail et maintenant tu as le YMail.
M. : Oui. Donc, à mon avis, en Anglais c’est Y, hein? Donc le Y c’est « Wai ». YMail.
M.G : Oui, c’est YMail, oui.
M. : On avait le YMCA mais, là, on a YMail.
K. : Le Push YMail.
M. : Personnellement, moi, je déconseille aux internautes de souscrire aux produits Yahoo!
M.G. : Pourquoi?
M. : Bien, de risque d’avoir les données personnelles qui arrivent dans les mains de tierces parties sans qu’on ait été consulté ou sans qu’on ait demandé notre accord au préalable.
M.G. : Mais pourquoi?
M. : Certaines personnes, par exemple en Chine, se sont retrouvées en prison suite à avoir « chatté » ou envoyé des mails via le service de Yahoo! Donc, Yahoo! est tenu de mettre à disposition les données aux autorités chinoises…
M.G. : Oui mais c’est spécifique au pays.
K. : Oui. Voilà. C’est un cas à part.
M. : C’est spécifique. Voilà. C’est ça.
M.G. : Oui, oui. C’est un cas à part. Il ne faut pas non plus…
M. : C’est un cas à part.
K. : C’est comme Google qui est bridé en Chine où on ne peut pas chercher…
M. : Voilà, c’est ça…
M.G. : Voilà. Ce n’est pas parce que Google est bridé en Chine que tu dois déconseiller à toute la planète… « N’utilisez pas Google. » Tu vois?
M. : Je dis simplement, je vous le déconseille. C’est à vos risques et périls. Vous ne savez pas… vous n’avez aucune garantie.
M.G : Mais ça, je veux dire, c’est un comportement… ce n’est pas propre à un produit ou à une plateforme…
K. : Oui, c’Est général sur Internet.
M.G. : C’est un comportement humain sur le Web, en fait. Quand tu vas sur un site de réseau social, tu es libre de mettre ou non des informations qui peuvent permettre aux gens de te nuire ou non. C’est les comportements humain, ce n’est pas l’outil qui pose problème, je pense.
M. : Ah bien, c’est-à-dire que la Chine…
M.G. : Ça c’est mon opinion, bon. Hein?
M. : Bon. Ici, c’est un problème politique puisque la Chine censure et empêche la liberté d’expression. Donc ils interdisent aux gens de pouvoir s’exprimer sur des sujets qu’ils désirent. Et c’est ça le problème avec la Chine. Et, principalement ici, Yahoo! a transmis des données ou des conversations qui ont été faites entre différents internautes.
M.G. : Je n’ai pas entendu ça. Je suis surpris.
M. : Voilà.
M.G. : Alors, moi, je suis sur Tianji , je correspond avec des chinois et je n’ai jamais de problème de communication avec eux.
M. : Oui mais tu parles rarement de Tien An Men et encore d’autres sujets spécifiques à la Chine, j’imagine.
M.G. : Non. C’est clair. C’est plutôt des propositions d’échanges, de partenariat ou des informations générales mais, malgré tout, tu sens une liberté d’expression derrière. Il n’y a pas vraiment le sentiment…
M. : Oui, c’est ça.
M.G. : Ça ne se ressent pas, en tous cas, de l’autre côté, je veux dire.
M. : Voilà. Bien tu iras peut-être faire un tour…
M.G. : Oui, j’irai relire mes notes.
M. : Vas faire un petit tour au Tibet, un petit séjour au Tibet, et tu verra… prends un peu ta caméra ou ton iPhone pour filmer deux, trois trucs et tu verras bien à quel…
M.G. : Je vais aller voir plus…
M. : Tu seras directement confronté à la réalité des choses.
M.G. : Non mais je ne connaissais pas ce cas. Je veux bien aller voir.
M. : Voilà.
M.G. : Je n’avais pas « tilté » sur ce cas. Je suis étonné.
M. : Bon. C’est une petite anecdote.
M.G. : Mais, est-ce que c’est propre à Yahoo!, en fait? Je ne vois pas le rapport…
M. : Non. Non, ils respectent les lois chinoises mais, bon, ils ne sont quand même pas obligés de transmettre ces données qui sont certes privées, quoi. Moi, personnellement, je trouve ça assez scandaleux.
M.G. : Ah oui. C’est ça qui te choque, en fait.
M. : Oui, c’est ça qui me choque.
M.G. : C’est le fait qu’ils se soient soumis à cette…
M. : Que… voilà. Que Yahoo! ait cédé à la pression.
M.G. : Oui. Il y en a certainement d’autres, tu sais, qui ont cédé.
M. : Oui, oui.
M.G. : Enfin, on ne va pas faire de politique ici.
M. : Oui, mais Google...
M.G. : Le Podcast n’est pas politique, il est High Tech.
M. : Oui. J’avais oublié. Voilà. Plus d’information sur, bien, sur tout ça, sur le sujet, sur le site du Podcast High Tech : lepodcasthightech.com. Et puis, alors, sachez également que les podcasts seront également retranscrits par notre partenaire lingq.com – LingQ, c’est L-I-N-G-Q point com – pour ceux qui veulent apprendre le Français en parlant, justement, de nouvelles technologies. On leur fait un petit coucou!
M.G. : Un petit coucou et on ne pourra plus dire de bêtises ni de gros mots.
M. : Oh, ça, ce n’est pas sûr.
M. : Voilà. Merci…
K. : Ou alors en Bruxellois.
M.G. : En Bruxellaire
M. : En Bruxellois. Merci Michel.
M.G. : Merci Matthieu.
M. : « Merchi » Kevin.
K. : « Merchi » Kevin?
M.G. : À bientôt.
M. : À très bientôt.
Annonceur : Une transcription en Français pour ce podcast est disponible sur notre site Web et est aimablement fournie par notre partenaire LingQ.com où vous pouvez apprendre les langues à partir des meilleurs podcasts du Web. Rendez-vous sur www.lingq.com.
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